Les cabindais doivent écrire l'histoire et n'oublier aucun fait et geste des autorités du régime du MPLA qui commettent les injustices sur notre sol. L'histoire retiendra que cette femme est en tête de liste des responsables pour les quatorze mois de vie volés à José Marcos Mavungo et sa famille qui vit désormais sans emploi et sans moyens de subsistance.Cette femme a essayé de faire sa propre justice sur la vie Marcos Mavungo en déclarant dans sa définition personnelle de la démocratie que « FAIRE UNE MANIFESTATION C'EST COMME FAIRE UNE JUSTICE PAR SES PROPRES MAINS, quelle honte...
Elle a fait cette déclaration le 14 mars 2015 deux jours seulement après, en marge d'une réunion qu'elle avait organisé le 11 du même mois avec les activistes de la société civile qui l'ont informé comme l'indique la constitution, de vouloir organiser une manifestation pour la défense des droits de l'homme au Cabinda
Nous avions eu accès à la note de la réunion que nous vous proposons ici
RENCONTRE ENTRE ENTITÉS GOUVERNEMENTALES ET ACTIVISTES
Les ACTIVISTES avaient été convoqué par téléphone pour une audience avec le gouverneur de la province Aldina Da Lomba , représentés par :
Provincial commandant de la police : Eusébio Costa
Chef du Département juridique : Carlos Sambo
Délégation du SINFO :
2ème secrétaire provincial du MPLA : Mingas
Le Vice-procureur Justice municipale
Assistant du gouvernement au département technique : (un ancien membre de la police)
Participant sans désignation apparente : Mr Chumbo (un des militants de l'ex-Mpalabanda)
Délégation des Activistes : Tous sauf un
1. La délégation des Activistes a demandé pourquoi la Dame gouverneur qui avait convoqué la réunion n'était pas présente. Aucune justification n'a été présentée.
2. La délégation du gouvernement a demandé à l'autre partie qui ils étaient. Un parti d'opposition ou une association ? La délégation a répondu qu'ils étaient de simples citoyens, conformément à la loi, et peuvent organiser une manifestation.
3. La délégation du gouvernement a déclaré que, d'un point de vue juridique, la manifestation ne pouvait avoir lieu parce qu'il n'y avait pas de raisons. La délégation a réaffirmé que la loi autorise que 5 citoyens peuvent faire une manifestation pour une raison quelconque, qu'ils jugent opportune. En mentionnant l'article 16 de la Constitution.
4. Le chef du département juridique a laissé entendre que la manifestation n'avait pas l'autorisation préalable du gouvernement et de l'avis de certaines entités pour sa viabilité. La délégation a demandé au membre du gouvernement provincial sur quel article de la Constitution se basait il pour justifier l'autorisation. Le membre du gouvernement n'a pas répondu.
5. La délégation du gouvernement a laissé entendre que s'il y a violation des droits de l'homme, l'infraction doit être dénoncée aux instances juridiques. Faire la manifestation c'est comme faire la justice de ses propres mains. Les activistes ont dit que la manifestation est autorisée dans la loi et vont la faire parce que les cas de violations des droits de l'homme portées à la justice sont restés jusqu'à présent sans aucune solution. Ils ont donné comme exemples : le cas du frère Fernando détenu et battu à sang ; le cas de l'agent Oliveira Silva qui a truqué une affaire au tribunal. Les activistes ont réaffirmé qu'ils insisteront devant les instances judiciaires pour clarifier cela et d'autres cas contenus dans divers rapports, mais cela ne signifie pas qu'ils vont abdiquer pour la manifestation.
6. Le Gouvernement a répliqué que la marche n'aura pas lieu parce qu'elle offense les autorités et les affiches parlent de « mauvaise gouvernance ». Les activistes ont répondu à cette question, que l'Angola est un Etat démocratique qui défend la liberté d'expression, et que les personnes sont en droit de s'indigner pour qu'ils pensent et ce qui les affecte négativement.
7. Le dernier mot est revenu au commandant de la police qui a répété tous les arguments précédents soulignant le manque de la légalité, le danger que la manifestation constitue pour l'état, qu'elle risque de provoquer des perturbations et des attaques contre des tiers et que si elle a lieu " nous allons attaquer. " Les activistes ont répondu que chaque fois que le MPLA manifeste, c'est un acte de civilité et pour les autres vous perturber toujours et ils ont compris les paroles du commandant comme une menace et une intimidation, mais étant dans la loi ils iront manifester.
Et avant l'heure prévue pour la manifestation, Mavungo sera arrêté à 6h du matin en sortant d'une messe matinale avant de se rendre au lieu de rassemblement.
Osvaldo Franque Buela







Partage