Depuis l'annonce le 18 de ce mois par le leader du FLEC-FAC en exil en France, annonçant et croyant menacé le MPLA de José de Eduardo dos Santos et les Forces Armées Angolaises de reprendre la guerre au Cabinda si ce dernier n'acceptait pas de négocier, une grande majorité des Cabindais continue de se poser la question sur l'opportunité et les motivations d'une telle décision.Du côté du gouvernement Angolais, les généraux n'ont pas tardé à montrer leurs muscles, et la population a été surpris de voir un redéploiement supplémentaire et impressionnant des soldats, engins blindés et autres armes lourdes dans le territoire en dehors des plus quarante mille soldats qui y vivent en permanence.
Si jusque-là, le leader du FLEC-FAC qui vit en France et jouit d'un respect auprès d'une couche importante de la population, cette fois ci,sa décision de reprendre les armes ne fait pas l'unanimité au sein de cette même population qui trouve cela comme une décision irresponsable, irréfléchie et, vue les conditions difficiles dans lesquelles vivent les Cabindais en ce moment de crise.
Interrogé à ce sujet, Lumbienlengo, un dignitaire Cabindais qui connait les coins et recoins du territoire Cabindais et qui est au courant de tous ce qui se dit dans les milieux cabindais, n'est pas passé par quatre chemins pour nous dire « que vouloir envoyer les enfants des autres faire la guerre pendant leurs enfants et petits enfants vivent en Europe, étudient et travaillent, certains au sein des institutions angolaises a l'étranger, est une insulte aux Cabindais et aux milliers des personnes morts pour cette guerre que le FLEC -FAC a commencé de perdre depuis 2002 lors de l'opération vassoura ».
Lumbienlengo poursuit ; ces tenants de la thèse du retour de la guerre ont-ils résolu les problèmes des quatre chefs d'états-majors assassinés au Congo ? ont-ils tirés les leçons de ces assassinats pour savoir ce qui ne marche pas au sein de cette moribonde résistance ? savent-ils pourquoi l'un des leurs, le célèbre général Cristovão Mabiala « Mwana Nzambi » est en prison à Kinshasa à la prison de Ndolo ? ont-ils tiré les conséquences sur l'affaire des attaques contre la sélection du TOGO ?
Nous n'avons eu aucune réponse à toutes ces questions et même si nous en avions, la reprise de la guerre au Cabinda passe mal et décrédibilise tous ceux qui ont applaudit les actions menées ces derniers temps à Buco Zau et du côté de Massabi, on applaudit pas quand il y a mort d'homme, que ce soit le angolais ennemis ou les cabindais qui les ont menés, la vie humaine est sacrée...
La première personne à monter au front de la dénonciation du refus de la guerre n'est autre que celui que ce leadership a voulu écarter a tout prix au poste de Vice-Président du FLEC par le simple fait d'avoir cautionner la trêve unilatérale et la fin de la guerre pour la recherche d'une solution pacifique et politique basée sur le respect de la légalité et du droit, dans le contexte actuel.
Sa note d'information, pleine de sagesse et de maturité distribuée le 23 février de ce mois au Parlement Européen et retransmise par les médias internationaux a fait réagir positivement certains dignitaires cabindais et pas des moindres qui défendent la même vision.
De son côté, le Dr Belchior Lanso Tati, éminent acteur de la société civile Cabindaise, secrétaire exécutif dut Front Consensuel Cabindais, FCC n'a pas mâché ses mots en déclarant hier sur la VOA que cette déclaration de guerre risque de mettre en péril la vie des populations civiles par les représailles de l'armée Angolaise.
Le Cabinda trouvera une solution de paix et de dignité par la voie du dialogue, pas par des menaces de guerre inefficace de ceux qui n'ont aucun respect pour la vie humaine et continue de penser que les Cabindais sont des chaires à canon, ce temps est révolu....
Défendre la raison par la violence est la vision de ceux qui n'ont jamais et connu et vécu les conséquences de la violence, d'où qu'elle vienne.
A tous ceux qui veulent à tout prix faire couler le sang au Cabinda, juste à cause des injustices du régime dictatorial du MPLA, je vous laisse cette citation de Marie du Deffant, dans sa lettre à Voltaire du 8 Octobre 1773 :
« Il y a tant d'injustice, de supercherie et de violence dans ce monde, qu'il faut, quand vous n'avez pas de talents pour les combattre , pliez vos épaules et taisez-vous.
Osvaldo Franque Buela







Partage