Amnesty International considère que les célébrations de 40 ans de l'indépendance de l'Angola sont marquées par la répression et atteintes aux droits humains qui ont lieu dans ce pays. L'organisation dénonce que celui qui fait face au pouvoir du président voit directement ses droits fondamentaux violésAmnesty International pointe à titre d'exemples de violation des droits de l'homme: l'étranglement de la liberté d'expression ainsi que les exécutions extrajudiciaires, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires et les actes de torture commis par les forces de sécurité de l'Etat
«Quarante ans après l'indépendance, de nombreux Angolais ont encore un long chemin à parcourir jusqu'à ce qu'ils puissent exercer librement les droits humains. Ceux qui expriment des points de vue différents que ceux du régime sont soumis à un traitement brutal. L'indépendance devrait aussi être basée sur le droit des personnes de se exprimer librement ", a déclaré Muleya Mwananyanda, directeur adjoint d'Amnesty International pour l'Afrique Australe.
"Beaucoup de militants des droits humains souffrent actuellement en prison juste pour demander le respect des droits de l'homme. L'Etat utilise la police et le système judiciaire pour promouvoir la peur et faire taire les critiques," a ajouté Mwananyanda.
La note indique que l'état utilise la police et le système judiciaire pour promouvoir la peur et faire taire les voix critiques contre le président José Eduardo dos Santos,en faisant référence à l'arrestation des 16 militants considérés comme des prisonniers de conscience, y compris Luaty Beirão.
L'organisation note également les cas de Marcos Mavungo, condamné à six ans de prison pour rébellion au Cabinda et les procédures judiciaires concernant l'auteur de «Diamand du sang», le journaliste Rafael Marques, un cas qui est toujours en cours au tribunal.
Amnesty International demande instamment, une fois de plus, au gouvernement angolais d'accomplir ses obligations juridiques et de protéger les droits humains inscrits dans la Constitution et de respecter les traités internationaux auxquels elle est compromise.
Tsf.pt par Leonor Ferreira avec Lusa
Traduction française d'Osvaldo Franque Buela







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