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ENTRE CE QUE LES ANGOLAIS VEULENT ET CE QU'ILS PENSENT DU CABINDA,LES CABINDAIS ATTENDENT L' OUVERTURE D'UN VERITABLE DIALOGUE POUR UNE SOLUTION NEGOCIEE Le leader indépendantiste Cabindais exilé en France continu de croire à la bonne volonté de la communauté internationale qu'une solution politique au problème du Cabinda assistée par elle "n'est possible que si elle engage toutes les couches de la société civile et autres associations ou organisations politiques Cabindaises",...
Jean claude nzita, Posté le samedi 01 août 2009 00:06
INTERCABINDAISE : La dernière des illusions du FLEC-FAC
31-07-2009
Décidément, on en finit pas d'en parler ! L'intercabindaise, une réunion de concertation des forces vives politiques et des personnalités cabindaises de toutes origines. Voulue et désirée par une frange de gens qui pensent tenir là l'infusion qui a tant fait défaut aux Cabindais, l'intercabindaise nous est présentée comme l'affaire du siècle. Même le journal Africa Monitor en a fait l'écho dans sa dernière livraison, non sans avoir claironné un tas de mensonges et de contre-vérités sur la réalité des forces politiques cabindaises. Ce journal qui n'a de cesse diffuser des informations erronées et fallacieuses pour désorienter l'opinion, ne croit pas si bien faire en jouant au rôle de pyromane quand il alimente jovialement la xénophobie intercabindaise. Seulement, ce que le journal Africa Monitor a oublié, c'est que le Cabinda entend désormais écrire sa propre histoire, non plus dans la violence et les appétits guerriers de quelques rêveurs mais bien dans la paix et la réconciliation africaine.
Lorsqu' Africa Monitor jubile sur une prétendue réunion intercabindaise, sait-il seulement, qu'il y en a eu toute une multitude de ce genre dont, la première était celle d'août 1963 à Pointe-Noire qui a vu naître le FLEC et la dernière en date, celle d'août 2004 à Helvoirt en Hollande qui a permis de mettre en place le forum cabindais pour le dialogue.
L'histoire qui est un miroir où les peuples se reconnaissent, et se dévoilent, nous apprend que ces rencontres intercabindaises débouchent peu à peu à un véritable grippage de l'action politique, suivi d'une dispersion stratégique et organisationnelle.
Il en ressort qu'à chaque fois que les Cabindais tentent de se réunir pour de tels galas, ils se retrouvent toujours plus divisés qu'avant avec en sus les mêmes acteurs. C'est un peu comme si on avait voulu mélanger dans une calebasse différents produits et, qu'à la suite d'un brassage laborieux, on retrouve les mêmes produits chacun de son côté. Ce sont les mêmes Cabindais que l'on voit se réunir, s'associer, se dissocier, négocier, discuter, débattre, rédiger des manifestes, des plates-formes, des programmes, appeler à l'union tout en dénonçant l'autre d'être un diviseur, essayer de trouver une solution soit par l'O.N.U, soit par l'U.A, soit maintenant au parlement, etc. Bref, toute une cuisine plus ou moins aigre-doux dans laquelle le Cabindais n'y comprend rien, n'arrivant pas à discerner l'essentiel du superflu.
Cela se vérifie depuis 46 ans. Rappelons-nous de Lisbonne dans les années 90 avec le conseil suprême du F.L.E.C de PESO BAMBI. Et qu'en est-il de Libreville en 1996 avec DIBAS en final ? Que dire d'Helvoirt en août 2004 où le F.L.E.C/FAC et le F.L.E.C/RENOVE se sont retrouvés sous l'insistance de l'église catholique et de Mpalabanda avec pour stratégie de la part de la société civile cabindaise de forcer l'unité afin d'imposer BENTO Bembé en pôle position. La suite, nous la connaissons tous, BENTO Bembé est aujourd'hui ministre au sein du Gouvernement et NZITA TIAGO est demeuré solitaire à PARIS. Ainsi, toutes les réunions intercabindaises se terminent toujours en queue de poisson.
Aujourd'hui, quel serait le but d'une réunion intercabindaise que certains réclament à cor et à cri ? Si ce n'est que de produire en peu de temps la haine gratuite, orchestrer une autre véritable supercherie politique et étaler au grand jour des scènes de règlements de comptes avec en prime des manœuvres trompeuses aux intentions inavouées. A moins que ladite intercabindaise soit l'occasion rêvée de mettre en place une commission ad hoc de paix et de négociation d'une bande de frustrés et de jaloux bien connus, ainsi que les laissés pour compte du Bentobembisme qui espéreraient se faire entendre du Gouvernement angolais auquel ils vouent tous une drague serrée.
En tout cas, pour nous autres observateurs historiques de la messe cabindaise, depuis des années déja, nous ne sommes pas surpris, ni maintenant, ni à l'avenir, des intentions malveillantes de ces « illustres bonimenteurs » dont le passé et le profil sont bien catalogués dans notre disque dur. Que prétendent-ils vouloir dire au Gouvernement de la république d'Angola que ce dernier ne connaît pas déjà ? Qu'est-ce qu'ils ont d'autre à proposer en dehors d'une soit disant unité ou réunion intercabindaise qui volera en éclats au lendemain de ses travaux ? Que peut produire concrètement cette illusion d'une réunion intercabindaise dont les conclusions n'engageraient ou n'obligeraient en rien le Gouvernement de la république d'Angola ?
Une dépense d'énergie débordante des vieux routiers de la cabindologie, adeptes des voyages gratuits certes, mais l'essentiel de cette énergie sera employée à des hypothèses qui n'apprennent plus rien à ceux dont elles seraient adressées. L'histoire n'est pas comme la cuisine, et ce n'est pas en frappant vivement et nerveusement des pieds contre terre que l'on change une situation.
Voilà comment, certains Cabindais sont prisonniers de leurs propres contradictions. Ils se satisfont lâchement de ces initiatives de réunions intercabindaises, relookent de vieilles pratiques tout en gardant les mêmes acteurs. Ils créent de nouvelles appellations en se creusant la tête sur la tactique, et pendant ce temps l'histoire leur passe par-dessus la tête, l'espoir collectif s'envole, l'espace cabindais est démantelé, les souffrances des populations s'accroissent et l'impuissance se perpétue. Rappelons-nous comment s'est terminée Libreville 96 et bien avant, Lisbonne ! Cette impuissance des réunions cabindaises n'a jamais été une fatalité historique, mais l'expression d'une faillite stratégique dont l'origine est bien connue.
L'intercabindaise, la dernière des illusions ? Assurément oui, après moult meetings du genre avec son manque de réussite congénitale, il s'agit bien de croire que les promoteurs de cette sordide idée, sont au fond de leur incapacité d'action politique, et ils sont au bout de la pratique stérile de vieilles formes de luttes de libération nationale et de mobilisation stratégique.
Continuer à blablater, tergiverser, discutailler comme les Cabindais savent fort bien le faire depuis le 4 août 1963, c'est à coup sûr la meilleure façon d'hypothéquer gravement l'avenir des générations suivantes. Ne pas prendre conscience que le temps manque déjà au Cabinda, c'est déjà faire le lit à un fiasco total pour cette intercabindaise. Car cette réunion, qui ne regroupe que ceux qui viennent pour représenter telle ou telle ethnie, tel ou tel groupe, témoigner de telle ou telle situation et participer à la foire aux illusions, ne constituera qu'une rencontre de ramassis, aussi indigestes qu'insolubles à cette fameuse unité cabindaise tant recherchée.
Ainsi, à la place d'une réunion intercabindaise, il est impératif de définir politiquement le rassemblement des Cabindaises et des Cabindais qui adhèrent au principe de non-violence du front de libération de l'enclave du Cabinda, si les acteurs cabindais ne veulent pas bâtir sur du sable mouvant.
Et que dire d'Africa Monitor ? Qu'il rate toujours des occasions de se taire sur le Cabinda, lui, ainsi que ceux qui lui renseignent faussement !
Bienvenu PANGHOUD Bimône mèèsu