Le fils du président congolais occupe des fonctions éminentes dans le secteur pétrolier et mène une carrière politique tambour battant. Veut-il succéder à son père ?Le fils du président Denis Sassou Nguesso est l'un des maillons essentiels du secteur pétrolier congolais et une figure montante de la vie politique locale, ce qui, inévitablement, alimente toutes les rumeurs. Formé à l'École militaire préparatoire Général-Leclerc de Brazzaville, puis en France, où il obtient un diplôme de clerc de notaire et une maîtrise en droit privé, il multiplie les stages dans des sociétés de trading en Grande-Bretagne et aux États-Unis avant de rejoindre, en 2001, le bureau londonien de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC). Administrateur général de la Cotrade (filiale chargée de la commercialisation) de 2005 à 2009, il occupe depuis janvier 2011 les postes clés de PDG de SNPC Distribution, de directeur général adjoint chargé de l'aval pétrolier du groupe SNPC et d'administrateur général de la Congolaise de raffinage (Coraf) ; de quoi en faire un homme puissant dont la fortune fait fantasmer. Parallèlement, Denis Christel Sassou Nguesso mène tambour battant une carrière politique. Il crée le Pôle des jeunes républicains en 2007, avant d'intégrer le bureau politique du Parti congolais du travail (PCT, au pouvoir) en 2011. L'année suivante, il est élu député d'Oyo, dans le fief de son père. Il est également le promoteur de la fondation d'aide aux étudiants défavorisés Perspectives d'avenir.AdmirationEst-il légitime ou non qu'un enfant de chef d'État puisse songer à le devenir à son tour ? Jeune Afrique a posé la question à Denis Christel Sassou Nguesso et sa réponse sera sans doute très commentée : « Avant d'être le fils du président Sassou Nguesso, je suis un citoyen congolais, avec les mêmes devoirs mais aussi les mêmes droits que mes compatriotes. À ce titre, et si un jour je décide de le devenir [chef de l'État, NDLR], ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, je le ferai savoir clairement et publiquement. À ce moment-là, les Congolais qui auront à se prononcer devront comprendre que cette ambition est aussi noble et légitime que celle de tout autre compatriote. Ils ne devront pas la percevoir comme illégitime a priori parce que je m'appelle Sassou Nguesso. » Se prépare-t-il donc à succéder à son père ? « À ce jour, cette assertion est inexacte » précise-t-il. Manière de signifier, alors que tout Brazzaville vit dans l'attente fiévreuse d'une (probable) candidature de Denis Sassou Nguesso à la présidentielle de 2016, que son fils ne s'interdit rien pour après-demain.Le manteau d'une telle filiation n'est-il pas trop lourd à porter ? « Quand j'observe le parcours de mon père, je ne peux être que très admiratif, répond Denis Christel, alors ce manteau, comme vous dites, j'en suis fier et je m'en accommode parfaitement. » Ambitieux ? Assurément. Mais aussi lucide : « Je suis pleinement conscient d'être privilégié et je n'ignore pas que nombreux sont ceux qui aimeraient avoir mon statut. À moi de m'en montrer digne. » Reste à savoir ce que les Congolais, eux, en pensent...Source : Jeune Afrique







Le chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso a déclaré mardi qu'il redoutait à une "implosion" la Centrafrique, en proie à de graves violences intereligieuses, au cours de son traditionnel discours pour le Nouvel an."Nous ne pouvons jamais accepter que des forces négatives s'incrustent, prennent pied, s'installent en République centrafricaine (RCA). Nous ne pouvons jamais accepter que ce pays au coeur de l'Afrique centrale connaisse l'implosion", a-t-il déclaré."L'implosion de la République centrafricaine, au coeur même de la sous-région, pourrait entraîner des conséquences très graves non pas seulement pour la sous-région d'Afrique centrale et même au-delà", a-t-il estimé.Le Congo dirige le comité de suivi des accords de Libreville de janvier 2013 sur la crise en RCA. Début décembre, il y a déployé un contingent de 500 militaires dans le cadre de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), qui est commandée par le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko.Le président congolais a ajouté qu'il exprimait son "grand chagrin" suite à la mort en Centrafrique "de six de nos jeunes soldats".L'ex-rébellion Séléka a pris le pouvoir en Centrafrique le 24 mars, chassant le président François Bozizé.Jusqu'au coup d'Etat de la Séléka --coalition hétéroclite de groupes armés--, chrétiens et musulmans vivaient en bonne entente dans ce pays très pauvre de 4,5 millions d'habitants, chrétien à 80%.ExactionsLes hommes de la Séléka se sont depuis rendus coupables d'une multitude d'exactions --vols, pillages, exécutions-- contre les populations chrétiennes qui ont soif de vengeance et assimilent désormais tous les musulmans à l'ex-rébellion.Le 5 décembre, des milices infiltrées parmi la population avaient lancé une offensive sanglante dans Bangui sur des positions de l'ex-Séléka et des quartiers musulmans. S'en est suyivi un cycle infernal de violences entre des chrétiens et musulmans.La RCA est en proie à une grave crise sécuritaire, financière et humanitaire. Le Congo lui a accordé un prêt de 25 milliards de FCFA (38 millions d'euros) en juin.Le Congo accueille par ailleurs 11.000ressortissants centrafricains, selon le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).Lire l'article sur jeune Afrique

Durant les cinq jours qu' il a passé à New York pour assister à la 68e Assemblée générale des Nations Unies, le programme des audiences du secrétaire d'Etat américain, John Kerry, contenait 59 réunions avec des délégations de nombreux autres pays.
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