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LES CHRONIQUES DE Osvaldo Franque Buela

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RUI NEUMANN FAIT UNE AUTOPSIE DU MEMORANDUM ET DE SON SIGNATIARE BENTO BEMBE

L'AUTOPSIE D'UN COLAPSUS
« S'il n'a pas de portefeuille, alors donnons lui un emballage » ironisaient des jeunes guerrilheiros a l'intérieur du cabinda en faisant allusion aux fonctions attribuées à Bento Bembé par le gouvernement de Luanda. Une autopsie sur la faiblesse d'action du premier signataire du Mémorandum d'entente,Antonio Bento Bembé.

Antonio Bento Bembé avait tout en sa faveur et s'est fracassé. Ex leader du FLEC rénové, ex stratège du Flec Plateforme, ex secrétaire général du FLEC,il était vu comme la solution de la question Cabindaise, incarnant la modération, l'intelligence et la jeunesse. Mais il a échoué !il fait aujourd'hui partie de la galerie des fracassés de la question Cabindaise.

De professeur d'anglais et récent militant nationaliste cabindais, Antonio Bento bembé fut propulsé à la tête du Flec rénové, une dissidence du Flec de Nzita Tiago, unique dirigeant actif du FLEC depuis 1963, après l'éviction de Tiburcio Luemba qui entre temps s'était rendu aux autorités angolaises dans un cadre jusqu'aujourd'hui peu clair.
Antonio Bento Bembé avait les moyens financiers de transformer le FLEC Rénové en principal mouvement indépendantiste cabindais. Il bénéficiait d'appuis claire d'une couche importante de l'élite intellectuel cabindais urbain et spécialement des appuis monétaires de la secte Sud- Coréene MOON qui projetait éphémèrement de bâtir en Afrique le premier état MOON et combattre parallèlement l'afro stalinisme du MPLA évaporé avec l'effondrement de l'Union Soviétique.
L'activité militaire du Flec rénové a fini circonscrite a une petite parcelle du Sud-ouest de cabinda pendant que la majeure partie du cabinda était contrôlé par le flec fac fidel à Nzita Tiago. La rivalité entre les deux mouvements était claire allant jusqu'à s'affronter militairement à l'intérieur du cabinda accentuant ainsi les clivages entre les deux guérillas, mais la supériorité numérique du flec fac était évidente, avec le contrôle total des zones territoriales dénommés « zones libérés » s'étendant spécialement dans les zones du nord et centre.

Face à l'infériorité du contrôle territorial, le flec rénové expliquait que « son » opérationnalité de guérilla était essentiellement urbaine contrairement à la stratégie du flec fac qui s'inspirait des méthodes de guérilla classiques africaines.
Une série d'événements fragilisaient entre temps le flec rénové. Arthur Tchibassa fut arrêté à Kinshasa et déporté à Washington, cette arrestation se fait peu de jours après une rencontre de Bento Bembé à Paris avec les responsables de Chevron Texaco, lesquels ont garanti a Bento que le mandat d'arrêt international lancé par les USA contre Lui, Mauricio ZULU, Tiburcio Luemba et Arthur Tchibassa en rapport avec les événements de 1990, relatif au rapt de Brent Swan au Cabinda, était soit disant retiré. L'arrestation de Tchibassa a prouvé le contraire et Bento Bembé compris qu'il était encore poursuivit par la justice américaine, limitant ainsi ses déplacements.

Apres la mort de Jonas Savimbi l'offensive angolaise de 2002, désigné par « operaçao Vassoura », délogea le flec rénové d ses principaux bastions du sud ouest de cabinda. La guérilla de Bento Bembé vit alors un cauchemar aggravé par la grise financière qui noyait le mouvement. Négocier avec l'Angola était une urgence afin d'éviter une capitulation sans gloire. Dans la meme occasion le flec fac aussi souffrira un fort revers, mais restait uni avec les militaires sur le terrain et obligé aussi de se retirer de ses zones « libérés ».
Poursuivi par la justice internationale avec ses proches fidels, dérouté militairement,Bento Bembé a tenté des contacts directs avec l'Angola. Mais Luanda refusait vue que le leader du flec rénové représentait a peine une petite minorité de la guérilla Cabindaise, Le flec fac était incontournable dans n'importe quelle négociation. Avec l'intention de surmonter ce déficit, Bento Bembé va créer le flec plateforme ou soit disant cohabitait le flec rénové, la société civile et l'église du cabinda, mais cette stratégie na pas convaincu le pouvoir de Luanda. Fin 2003 surgit alors l'hypothèse que Bento Bembé ne pouvait laisser echaper....

Les représentants en France du Flec fac et du flec rénové ont fait des rencontres informelles qui se transformeront à la base de la rencontre inter cabindais en Hollande que résultera en août 2004 au fameux accord d'Helvoirt ou, en présence de Nzita Tiago et de Bento Bembé, les « deux » seront fusionnés en un seul mouvement.
La fusion de la Hollande fut unanimement saluée par la société civile, l'église et les guérilleros cabindais présents se fera dans des conditions auxquelles le flec rénové, sans la connaissance officielle du flec fac, commencera déjà les contacts directs avec l'Angola à Brazzaville, capitale de la république du congo. Des contacts qui auront des répercutions néfastes pour la consolidation de la récente fusion.
Pendant que les délégations européennes des deux mouvements procédaient à la fusion des programmes et multipliaient des contacts conjointement, militairement la fusion était inexistante .Mauricio ZULU, chef militaire du flec rénové, pointé comme bras droit de Bento Bembé, nommé chef des forces armés après la fusion n'a pas pu consolider les deux ailes de la guérilla et la fusion décidé en Europe était une illusion dans les maquis.
D'un coté, le fragil état de santé de Mauricio ZULU empêchait ce dernier de se déplacer dans les principales bases des régions militaires de l'intérieur du cabinda contrôlés par le flec fac.
Avec la fusion de la Hollande Bento Bembé assumera la fonction de secrétaire general du flec, un tremplin symbolique créer pour accéder futurement au poste de la présidence de Nzita Tiago. « il est important de céder les places aux plus jeunes » avait déclaré Nzita Tiago lequel n'a jamais cru dans la viabilité de la fusion des flec.
Malgré la confiance déposée dans les accords d'Helvoirt la fusion demeurait virtuelle. Antonio Bento Bembé était toujours avec son cercle de fidels qui poursuivaient les contacts établis avec l'Angola la veille des accords d'Helvoirt, et Nzita Tiago était aussi avec son cercle fermé de fidels qui se méfiaient de l'aile Bento bembé. Les deux filières après fusion ne se communiquaient pas dans la réalité malgré les similitudes des actions diplomatiques conjointes.
Le premier pas de la rupture surgit quand Bento est arrêté en Hollande pour l'action de 1990. Condoleezza Rice, Secretaire d'état nord américain signe le mandat d'extradition de Bento Bembé pour les USA, ou il devrait être jugé pour les faits qui ont poussé à la condamnation de Arthur Tchibassa pour une peine de 24 ans de prison.

L'ex secrétaire general du flec est arrêté et immédiatement une onde de solidarité est crée pour sa non extradition des USA. Bento Bembé devient un héro national du cabinda et un « martyr pour la cause ». Apres la manifestation d'appui de diverses personnalités politiques portugaises et « l'inespérée » expression positive du gouvernement angolais en faveur de Bento Bembé, la justice Hollandaise permet la libération conditionnelle du Secretaire general du flec lequel devrait attendre en Hollande la décision finale du tribunal de la Haie.
Mais entre temps Bento bembé décide de tourner le dos à la justice Hollandaise, et avec l'appuis des familles part pour la RDC avec une fausse identité .Entouré par ses fidels du flec rénové, rétablit les contacts avec l'Angola commencé la veille de Helvoirt et tente d'imposer subitement son concept de négociateur à la société civile Cabindaise, lequel est rejeté.

La frontiere des rencontres préliminaires avec les rencontres officielles et preparation des négociations est dépassé avec une vitesse vertigineuse, devant la stupéfaction de la société civile Cabindaise et la direction du flec, proche des ex flec fac, les guérilleros sont dans l'expectative. Bento tente de légitimer son action en s'appuyant sur la décision d'Helvoirt qui le nommait président du Forum Cabindais pour le dialogue FCD, mais trois de ses fondateurs reprouvent ses déplacements en transformant le FCD pour un sigle sans aucune légitimité.
Nzita Tiago, président du flec, retire la confiance à Bento Bembé mais celui ci ignore et poursuit les négociations sur la base d'un document préfabriqué par des juristes portugais, brésiliens et angolais, comme le reconnaîtra Emmanuel Nzita qui a suivi tout le processus, qui se transformera au futur mémorandum d'entente signé à Namibe, la province à l'extrême sud de l'Angola. La marge de négociable de Bento et son équipe était infime, sinon inexistante, son équipe était principalement séduit par les postes promis par le MPLA sans prendre en considération les qualifications académiques de chacun d'eux. Durant les « négociations » ils ont écartés toutes les voix discordantes cabindaises qui pouvaient mettre en cause ce qui semblaient être cédés et pré-établis.

Il fut simulé la signature d'un cessez le feu ou les principaux chefs de la guérilla des FAC avaient rejeté, postérieurement est signé le mémorandum d'entente et le statut spécial du cabinda. Dans aucun des documents figure le terme « autodétermination » ni « consultation populaire », une exigence angolaise qui limiterait le cabinda a accéder à un statut spécifique sur voix référendaire. Un statut similaire a celui de Madeira et Açores, avec le Portugal est stratégiquement écarté.

Le droit à l'autodétermination du cabinda fut temporairement enterré et Bento Bembé a assumé la fragilité de la résolution de la question Cabindaise en intégrant le club très large des Pédalé,Pitra Petroff,Tiburcio Luemba,Nzau Puna,Peso Bambi,Ranque Franque au delà de Fernando Miala, Isais Samakuva, et Osvaldo Van Dunem que la guérilla garanti « qu'il mourut au cabinda et que le MPLA a simulé en accident clinique à Sao Paulo au Bresil ». Tous ont tenté de résoudre la question Cabindaise sur base des négociations « préfabriqués ».

Avec le désastre du mémorandum d'entente et du cessez le feu, l'actuel gouverneur do MPLA tente de « laver ses mains » sur la question Cabindaise en attribuant les responsabilités de ses faiblesses aux cabindais et pointe l'option militaire et la répression comme uniques voies de résolution.

EPILOGUE

Les hypothétiques ovations des accords d'Helvoirt sont enterrés .La fusion des Flec est mirage réduit a un épisode de l'histoire de le résistance cabindaise. Le FCD s'est auto-canibalisé et a disparu. Les anciens défenseurs et adversaires du défunt flec rénové se sont unis et se sont consolidés.
Bento Bembé est isolé et seul, sans appuis de la population dépourvue de pouvoir. De héros prisonnier en Hollande il est passé captif de l'Angola. Apres avoir dénoncé les multiples « intoxications » des informations diffuser par le MPLA il est maintenant perçu comme le porte parole du gouvernement angolais, pour les affaires du cabinda .Sa métamorphose idéologique est devenu très embêtant pour la communauté internationale.


Ses fidels, dans sa majorité sans formation académique compétente, après avoir assumer les fonctions virtuelles dans les organismes et entreprise de l'état sont plus occupé a garantir leurs postes au lieu d'appuyé le développement du cabinda et apparaissent rarement en publique. Des sérieux signes de discordes commencent à faire écho dans le groupe.
Les attaques se multiplient dans le territoire, d'une échelle sans précédant depuis les accords de la Hollande en 2004.Les discours de Bento Bembé relatifs à la pacification du cabinda ne sont pas crédibles internationalement face aux attaques de la guérilla contre les travailleurs étrangers, lesquelles ont déjà causé la mort d'un brésilien et blessé gravement un portugais, a part les innombrables jeunes soldats angolais morts dans la foret dense du Mayombe. L'attaque la plus récente a eu lieu le 18 mars et a fait une victime, l'officier des FAA qui dirigeait le dispositif militaire dans la localité de Kissungo proche de Belize.

Basé a Luanda Bento Bembé ignore le dispositif militaire de la guérilla ainsi que sa nouvelle organisation, son articulation et sa méthodologie de combat .En réalité il n'y a jamais existé une communication entre le flec rénové et le flec fac qui permettrait une connaissance réciproque des deux guérillas, la fusion en Hollande des mouvements n'a pas aussi permit l'acquisition des ses informations vu que la fusion des forces armés n'a meme pas dépassé le niveau embryonnaire.
La majeur partie des guérilleros, a l'exception de quelques commandants, non jamais vu personnellement Bento Bembé, et n'a jamais été reçu dans les bases actuelles à l'intérieur, a peine Mauricio ZULU était présent dans une base éphémère.

Les invitations de Bento en tant que chef du flec rénové a la presse internationale pour visiter le cabinda, comme un réel défit à la répression angolaise, sont maintenant ridiculiser par les attaques de Bento à la meme presse quand celle là dénonce les violations des droits humains au cabinda ou diffuse les attaques de la guérilla. Faisant de cabinda un « goulac africain » comme le définit le prêtre Jorge Casimiro Congo.
La répression des clergés nationalistes cabindais a atteint des proportions sans précédents. Bento Bembé est devenu solidaire de l'actuel évêque de cabinda D. Filomena Vieira Dias, contesté par la majorité des cabindais et lequel fut à l'origine de la crise dans l'église catholique du cabinda et l'Angola depuis sa fondation .Bento Bembé n'est jamais intervenu pour défendre les prêtres réprimés, meme en tant que leader du flec rénové qui créa le flec plateforme ou il avait inclus les mêmes religieux maintenant poursuivis.
Bento Bembé n'a jamais fait une déclaration pour la défense des droits de l'homme au cabinda et a opté pour une apathie chronique face aux arrestations de Raul Danda, de Fernando Lello ou aux autres poursuites constantes des activistes es droits humains de la défunte Mpalabanda et des religieux nationalistes.
A part le camp de réfugié de kimbianga en RDC, ancien refuge du flec rénové, la majorité des réfugiés cabindais ne reconnaît pas la validité du mémorandum d'entente ni la légitimité de Bento Bembé et refuse majoritairement de renter au cabinda a cause de son instabilité et du climat de guerre, situation reconnu officieusement par les ONG's internationales.
La guérilla au cabinda existe, est vivante et fortement active dans tout le territoire. Entre temps Bento Bembé affirme qu'elle n'existe pas et paradoxalement la guérilla dispose de moyens pour recevoir la presse internationale dans ses bases et prouver ses déclarations, contrairement a Bento Bembé qui n'arrive pas d'ouvrir les portes de cabinda à la presse internationale comme promis par le passé.
Enfin, après d'innombrables initiatives et actions des dirigeants du défunt Flec rénové pour libérer Arthur Tchibassa de la prison américaine celui-ci a fini par être oublié par Bento Bembé et Mauricio ZULU et court le risque de se transformer à un tabou durant plus de 24 ans. Entre temps le quadruple mandat d'arrêt n'est pas encore expiré, limitant les déplacements du Ministre sans porte feuille du gouvernement angolais le quel bénéficie d'une amnistie judiciaire , amnistie qui ne concerne pas Arthur Tchibassa.
RUI NEUMANN


«Se ele não tem pasta, então nós damos-lhe um embrulho» ironizavam no meio de gargalhadas jovens guerrilheiros no interior de Cabinda fazendo alusão às funções atribuídas pelo Governo de Luanda a Bento Bembe. Autópsia sobre o fracasso da acção do primeiro signatário de Memorando de Entendimento, António Bento Bembe.

António Bento Bembe tinha tudo a seu favor e fracassou. Ex líder da FLEC Renovada, ex estratega da FLEC Plataforma, ex secretário-geral da FLEC, era encarado como a solução da questão de Cabinda encarnando a moderação, inteligência e juventude. Mas falhou! António Bento Bembé faz parte hoje na galeria dos fracassos da questão de Cabinda.

De professor de inglês e recém militante nacionalista cabindês António Bento Bembe foi propulsionado para a chefia da FLEC Renovada, um ramo decidente da FLEC de Nzita Tiago único dirigente activo da FLEC desde 1963, após o afastamento do líder Tiburcio Luemba que entretanto se entregara às autoridades angolanas num quadro ainda hoje pouco claro.

António Bento Bembe teve os meios financeiros de transformar a FLEC Renovada no principal movimento independentista cabindês. Usufruiu do apoio de uma camada importante da elite intelectual cabindesa urbana e especialmente dos apoios monetários da seita sul coreana Moon que efemeramente projectara construir em África o primeiro Estado independente Moon e paralelamente combater o afro estalinismo do MPLA evaporado com o desmoronamento da União Soviética.

A actividade militar FLEC Renovada acabou circunscrita a uma pequena parcela a sudoeste de Cabinda enquanto a maior parte do enclave permaneceu controlado pela FLEC/FAC fiel a Nzita Tiago. A rivalidade entre os dois movimentos era clara chegando ao ponto de se confrontarem militarmente no interior de Cabinda acentuando assim a clivagem entre as duas guerrilhas, porém a superioridade numérica da FLEC/FAC era evidente, assim como o controlo total da zonas territoriais denominadas «zonas libertadas» estendidas especialmente nas aéreas do norte e centro.

Perante a inferioridade de controlo territorial a FLEC Renovada explicava que a «sua» operacionalidade de guerrilha era essencialmente urbana contrariamente à estratégia da FLEC/FAC que se inspirava nos métodos das guerrilhas clássicas africanas,

Um serie de acontecimentos fragilizam entretanto a FLEC Renovada. Arthur Tchibassa foi detido em Kinshasa e deportado para Washington, esta detenção ocorre poucos dias após um encontro de Bento Bembe em Paris com responsáveis da petrolífera americana ChevronTexaco, os quais garantiram a Bento Bembe que o mandato de captura internacional lançado pelos EUA contra Bento Bembe, Maurício Zulu, Tiburcio Luemba e Arthur Tchibassa referente aos acontecimentos de 1990, relativos ao rapto de Brent Swan em Cabinda, tinha sido supostamente retirado. A detenção de Tchibassa provou o contrário e Bento Bembe compreendeu que era ainda prosseguido pela justiça americana limitando assim os seus movimentos.

Após a morte de Jonas Savimbi a ofensiva angolana de 2002, designada como a Operação Vassoura, desaloja a FLEC Renova dos seus principais bastiões no sudoeste de Cabinda. A guerrilha de Bento Bembe vive então um pesadelo agravado pela grave crise financeira em que mergulhava o movimento. Negociar com Angola tornava-se urgente a fim de evitar uma capitulação inglória. Na mesma ocasião a FLEC/FAC também sofrera um forte revés, mas mantinha-se unida e sempre com militares no terreno sendo contudo forçada a retirar dos seus territórios «libertados».

Perseguido pela justiça internacional, juntamente com os seus mais próximos fiéis, derrotado militarmente, Bento Bembe tentou contactos directos com Angola. Mas Luanda retraiu-se dado que o líder da FLEC Renovada representava apenas uma parcela minoritária da guerrilha cabindesa, a FLEC/FAC era incontornável em quaisquer negociações. Com o intuito de colmatar esta deficiência Bento Bembe cria a FLEC Plataforma onde supostamente congregava a FLEC Renovada, sociedade civil e igreja de Cabinda, mas esta estratégia não convenceu o poder de Luanda. Em finais de 2003 surgiu uma hipótese que Bento Bembe não podia deixar escapar...

Os representantes em França da FLEC/FAC e a FLEC Renovada estabeleceram encontros informais que se transformam na base do encontro intercabindês na Holanda que resultaria em Agosto de 2004 nos chamados acordos de Helvoirt onde, na presença de Nzita Tiago e de Bento Bembe, as «duas» FLEC's se fusionaram num só movimento.

No entanto a fusão da Holanda, saudada unanimemente pela sociedade civil, igreja e guerrilheiros cabindas presentes acontecia numa ocasião em que a FLEC Renovada, sem o conhecimento oficial da FLEC/FAC, já iniciara contactos directos com Angola em Brazzaville, capital da Republica do Congo. Contactos que teriam repercussões nefastas para a consolidação da recente fusão.
Enquanto as delegações europeias dos dois movimentos extintos procediam à fusão das agendas e multiplicação dos contactados conjuntamente, militarmente a fusão era inexistente. Maurício Zulu, destacado militar da FLEC Renovada, apontado como o braço direito de Bento Bembe, nomeado chefe das forças armadas pós fusão não conseguiu consolidar as duas alas da guerrilha e a fusão decidida na Europa permanece uma ilusão nas matas.
Por outro lado o frágil estado de saúde de Maurício Zulu impediu-o de se deslocar aos principais comandos das regiões militares no interior de Cabinda então controlados pela FLEC/FAC.

Com a fusão na Holanda António Bento Bembe assumiu o cargo de secretário-geral da FLEC, um simbólico trampolim criado para ascender hipoteticamente num futuro o lugar da presidência de Nzita Tiago. «É necessário começar a dar o lugar aos mais novos» declarou Nzita Tiago o qual nunca acreditou na viabilidade da fusão das FLEC's.
.
Apesar expectativa depositada nos acordos de Helvoirt a fusão permaneceu virtual. António Bento Bembe permaneceu com o seu círculo de fiéis que deram seguimento aos contactos estabelecidos com Angola nas vésperas dos acordos de Helvoirt, e Nzita Tiago mantém por sua vez com o seu círculo fechado de fiéis que desconfiavam da ala de Bento Bembe. Ambas as fileiras pós fusão não se comunicavam na realidade apesar de simulações de acções diplomáticas conjuntas.
O primeiro passo para a ruptura surge quando António Bento Bembe é detido na Holanda pela acção de 1990. Condoleezza Rice, secretaria de estado norte americana assina o mandato de extradição de Bento Bembe para os Estados Unidos, onde o então secretário-geral da FLEC deveria ser julgado pelos factos que levaram Arthur Tchibassa a ser condenado a mais de 24 anos de prisão.

O ex secretário-geral da FLEC é detido e imediatamente uma onda de solidariedade é criada para a sua não extradição para os EUA. Bento Bembe torna-se num herói nacional de Cabinda e num «mártir pela causa». Após manifestação de apoio de varias individualidades politicas portuguesas e «inesperada» expressão positiva do Governo de Angola a favor de Bento Bembe a justiça holandesa permite a libertação condicional do secretário-geral da FLEC o qual deveria aguardar na Holanda pela decisão final do tribunal de Haia.
.
No entanto Bento Bembe decide virar as costas à justiça holandesa, e com o apoio de familiares parte para a Republica Democrática do Congo com falsa identidade. Rodeado pelos seus fiéis da FLEC Renovada, restabelece contactos com Angola iniciados nas vésperas de Helvoirt e tenta impor subitamente o seu conceito negocial à sociedade civil cabindesa, o qual é rejeitado.

A fronteira de encontros preliminares com encontros oficiais e preparação de negociações é ultrapassada a uma velocidade vertiginosa, perante a estupefacção da sociedade civil cabindesa e a direcção da FLEC próxima da ex FLEC/FAC, os guerrilheiros permanecem na expectativa. Bento Bembe tenta legitimar a sua acção apoiado na decisão de Helvoirt quando o nomeou presidente do Fórum Cabindes para o Dialogo (FCD), mas três quartos dos seus fundadores reprovaram as suas movimentações transformando o FCD apenas uma sigla sem qualquer legitimidade.
Nzita Tiago, presidente da FLEC, retira a confiança a Bento Bembe mas este ignora e prossegue as negociações com base num documento pré-fabricado por juristas portugueses, brasileiros e angolanos, tal como reconheceu Emanuel Nzita que acompanhou parte do processo, que se transformaria no futuro Memorando de Entendimento assinado no Namibe, a província do extremo sul de Angola. A margem negocial de Bento Bembe e da sua equipa foi ínfima, senão inexistente, a sua equipa estava principalmente seduzida pelos postos prometidos pelo MPLA sem ter em conta as qualificações académicas de cada um. Durante as «negociações» afastaram todas as vozes discordantes cabindas que pudessem por em causa as cedências pré estabelecidas.



Foi simulada a assinatura de um cessar-fogo onde os principais chefes da guerrilha da FAC rejeitaram, posteriormente é rubricado o Memorando de Entendimento e Estatuto especial de Cabinda. Em nenhum dos documentos figura o termo «autodeterminação» nem «consulta popular», uma exigência angolana que limitaria Cabinda a ascender a um estatuto específico por via de um referendo. Um estatuto semelhante ao da Madeira ou dos Açores, com Portugal, é estrategicamente afastado.

O direito à autodeterminação de Cabinda foi temporariamente enterrado e Bento Bembe assumiu uma linhagem de fracassos da resolução da questão de Cabinda integrando o largo clube de Pedale, Pitra Petroff, Tiburcio Luemba, Nzau Puna, Peso Mbambi, Ranque Franque além de Fernando Miala, Isaías Samakuva e Osvaldo Van Dunen que a guerrilha garante que «foi morto em Cabinda e o MPLA simulou um acidente clínico em São Paulo no Brasil». Todos tentaram resolver a questão de Cabinda com base em negociações «pré-fabricadas».

Com o desastre do Memorando de Entendimento e do cessar-fogo, o actual Governo do MPLA tenta «lavar as mãos» da questão de Cabinda atribuindo as responsabilidades do seu fracasso a «cabindas» e apontando a opção militar e a repressão como únicas vias de resolução.


EPÍLOGO
As apoteóticas ovações aos acordos de Helvoirt estão enterradas. A fusão das FLEC's é uma miragem reduzida a um episódio da história da resistência cabindesa. O FCD auto canibalizou-se e sumiu. Os antigos defensores e adversários da extinta FLEC Renovada uniram-se e consolidaram-se.

Bento Bembe está isolado e só, sem o apoio da população desprovido de qualquer poder. De herói prisioneiro na Holanda passou a cativo de Angola. Após ter denunciado as múltiplas «intoxicações» das notícias difundidas pelo MPLA passou a ser encarado como porta-voz do Governo angolano, e do MPLA, para os assuntos delicados de Cabinda. A sua metamorfose ideológica tornou-se incómoda para a comunidade internacional.

Os seus fiéis, na maior parte dos casos sem formação académica competente, após terem assumido funções virtuais em organismos e empresas de Estado estão mais ocupados em garantirem os seus posto que apoiarem o desenvolvimento de Cabinda e raramente aparecem em público. Sérios sinais de discórdia começam a fazer eco no grupo.

Os ataques multiplicam-se no território, numa escalada sem precedentes desde os acordos na Holanda em 2004. Os discursos de Bento Bembe relativos à pacificação de Cabinda não são credíveis internacionalmente face aos ataques da guerrilha contra trabalhadores estrangeiros, os quais já causaram a morte de um brasileiro e feriram gravemente um português, além dos inúmeros jovens soldados angolanos mortos no denso Maiombé. O ataque mais recente aconteceu 18 de Março vitimando um oficial das Forças Armadas de Angola (FAA) que dirigia o dispositivo militar na aldeia do Kissungo próximo de Belize.

Baseado em Luanda Bento Bembe desconhece o dispositivo militar da guerrilha assim como a sua nova organização, articulação e metodologia de combate. Na realidade nunca existiu comunicação entre a FLEC Renovada e a FLEC/FAC que permitisse um conhecimento reciproco das duas guerrilhas, a fusão dos movimentos na Holanda também não permitiu a aquisição dessas informações dada que a fusão das forças armadas não passou do estado embrionário.
A maior parte dos guerrilheiros, com excepção de alguns comandantes, nunca viu pessoalmente Bento Bembe, assim como nunca foi recebido nas actuais bases da guerrilha no interior, apenas Maurício Zulu esteve presente numa base efémera.

Os convites de Bento Bembe, enquanto chefe da FLEC Renovada, à imprensa internacional para visitarem Cabinda, num real desafio à repressão angolana, são agora ridicularizadas pelos ataques de Bento à mesma imprensa quando esta denuncia violações dos Direitos Humanos em Cabinda ou difunde os ataques da guerrilha. Fazendo de Cabinda um «gulag africano» tal como definiu o padre Jorge Casimiro Congo.
A repressão dos clérigos nacionalistas cabindas atingiu proporções sem precedentes. Bento Bembe tornou-se solidário do actual Bispo de Cabinda D. Filomeno Vieira Dias, contestado pela maioria dos cabindas e o qual foi a origem da maior crise da igreja católica de Cabinda e Angola desde a sua fundação. Bento Bembe nunca interveio em defesa dos padres de Cabinda reprimidos, no entanto quando líder FLEC Renovada criara a FLEC Plataforma onde incluíra os mesmos religiosos agora prosseguidos.
Bento Bembe nunca proferiu uma declaração em Defesa dos Direitos Humanos em Cabinda e optou por uma apatia crónica perante as detenções de Raul Danda, Fernando Lello ou as perseguições constantes dos activistas dos Direitos Humanos da extinta Mpalabanda e dos religiosos nacionalistas.

Além do Campo de Refugiados de Kibianga na Republica Democrática do Congo, antigo refúgio da FLEC Renovada, a maioria dos refugiados cabindeses não reconhece a validade do Memorando de Entendimento nem a legitimidade de Bento Bembe e recusam, maioritariamente, regressar a Cabinda devido à sua instabilidade e clima de guerra, situação reconhecida oficiosamente pelas ONG's internacionais.

A guerrilha em Cabinda existe, está viva e fortemente activa em todo o território. No entanto Bento Bembe afirma que esta não existe e paradoxalmente a guerrilha dispõe de meios para receber a imprensa nas suas bases e provar as suas declarações, contrariamente a Bento Bembe que não consegue abrir as portas de Cabinda à imprensa internacional tal como prometera no passado.
Por fim, após numerosas iniciativas e acções dos dirigentes da extinta FLEC Renovada para libertar Arthur Tchibassa da prisão americana este acabou por ser esquecido por Bento Bembe e Maricio Zulu e corre o risco de se transformar num tabu durante mais de 24 anos. No entanto o quadruplo mandato de captura ainda não expirou limitando as deslocações do Ministro sem Pasta do Governo de Angola o qual deve usufruir de uma imunidade judiciária ou amnistia que não abrange Arthur Tchibassa.

Rui Neumann

L'AUTOPSIE D'UN COLAPSUS « S'il n'a pas de portefeuille, alors donnons lui un emballage » ironisaient des jeunes guerrilheiros a l'intérieur du cabinda en faisant allusion aux fonctions attribuées à Bento Bembé par le gouvernement de Luanda. Une autopsie sur la faiblesse d'action du premier signataire du Mémorandum d'entente,Antonio Bento Bembé. Antonio Bento Bembé avait tout en sa faveur et s'est fracassé. Ex leader du FLEC rénové, ex stratège du Flec Plateforme, ex secrétaire général du...

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#Posté le lundi 31 mars 2008 14:13

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